Votre genou vous lâche depuis des mois. L’IRM a confirmé ce que vous redoutiez : rupture du ligament croisé, lésion méniscale, arthrose avancée. Le verdict est tombé, l’opération s’impose. Reste une question qui vous empêche de dormir : à qui confier votre genou ? Les avis Google, les recommandations de votre beau-frère, le nom prestigieux d’une clinique privée… Tout ça ne suffit pas quand c’est votre mobilité qui est en jeu.
Information importante
Ce contenu est fourni à titre informatif et ne constitue pas un avis médical. Consultez un professionnel de santé qualifié pour toute décision concernant votre santé.
L’essentiel pour bien choisir en 4 points
- Vérifier le volume opératoire annuel sur VOTRE pathologie précise
- Consulter les indicateurs qualité de l’établissement sur Scope Santé
- Préparer 5 à 7 questions précises pour la première consultation
- Demander un second avis pour toute intervention lourde
Ce que vous allez découvrir
- Les critères qui comptent vraiment pour évaluer un chirurgien du genou
- Votre pathologie oriente votre choix : le bon profil selon votre cas
- Les questions à poser lors de la première consultation
- Du premier rendez-vous à la reprise du sport : le parcours complet
- Vos questions sur le choix d’un chirurgien du genou à Nice
Les critères qui comptent vraiment pour évaluer un chirurgien du genou
Dans les témoignages que j’ai recueillis en région PACA, une erreur revient souvent : choisir le chirurgien le plus proche de chez soi sans vérifier sa spécialisation exacte. Résultat ? Des patients orientés vers des généralistes quand leur cas nécessitait un expert du genou. Ce constat n’est pas généralisable, mais la tendance est réelle. Soyons clairs : la réputation en ligne ne suffit pas à évaluer un praticien.
L’activité opératoire annuelle : le chiffre à demander
C’est le critère que je mets toujours en premier. Un chirurgien qui opère régulièrement votre pathologie précise aura des réflexes, une gestuelle, une anticipation des complications que les autres n’ont pas. La question à poser directement : « Combien d’interventions de ce type réalisez-vous par an ? » Si le praticien hésite ou reste vague, c’est un signal.

Les études montrent une corrélation entre volume opératoire et résultats, sans seuil universellement établi. Cela dit, dans ma pratique de journaliste santé, les chirurgiens les plus recommandés par leurs pairs opèrent généralement plusieurs dizaines de genoux par an sur leur spécialité de prédilection. Un praticien qui fait trois ligamentoplasties par an n’aura pas la même maîtrise que celui qui en réalise cinquante.
La spécialisation exacte : généraliste ou expert du genou ?
Franchement, beaucoup de patients confondent « chirurgien orthopédiste » et « spécialiste du genou ». La formation des chirurgiens orthopédistes selon la SOFCOT prévoit 12 années d’études minimum avec trois niveaux progressifs : traumatologie générale, orthopédie générale, puis sur-spécialisation. C’est ce troisième niveau qui fait la différence pour votre genou.
Un chirurgien qui opère la hanche, l’épaule, le rachis et le genou ne sera jamais aussi pointu qu’un praticien qui se concentre sur l’articulation du genou depuis quinze ans. Vérifiez son profil : membre de la Société Française d’Arthroscopie ? Publications sur votre pathologie ? Formations complémentaires type fellowship à l’étranger ? Ces éléments ne mentent pas.
L’approche que je recommande pour définir les critères pour consulter un chirurgien orthopédiste reste la même quelle que soit la région : privilégier la sur-spécialisation sur la proximité géographique.
Le plateau technique : la clinique compte autant que le chirurgien
On l’oublie trop souvent. Le meilleur chirurgien du monde ne peut rien si son bloc opératoire date des années 90. La HAS a développé des indicateurs nationaux de complications en chirurgie orthopédique calculés à partir des données hospitalières. Deux indicateurs principaux : les événements thrombo-emboliques et les infections du site opératoire après prothèse de genou.
Ces résultats sont publics. Consultez Scope Santé avant de choisir. Un établissement avec un taux d’infection élevé, même avec un excellent chirurgien, reste un risque. À Nice, plusieurs cliniques affichent leurs indicateurs qualité : prenez le temps de les comparer.
Les 7 points à vérifier avant de choisir
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Inscription au Conseil de l’Ordre vérifiable sur conseil-national.medecin.fr
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Spécialisation genou explicite, pas généraliste en orthopédie
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Volume opératoire annuel sur votre pathologie précise
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Appartenance à une société savante type SFA ou SOFCOT
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Établissement avec indicateurs qualité consultables sur Scope Santé
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Protocole de suivi post-opératoire clairement défini
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Coordination kinésithérapeute prévue dès le départ
Votre pathologie oriente votre choix : le bon profil selon votre cas
Tous les problèmes de genou ne se valent pas. Un trentenaire qui s’est rompu le croisé au football n’a pas les mêmes besoins qu’une sexagénaire avec de l’arthrose avancée. Le profil du chirurgien genou à Nice que vous rechercherez dépend directement de votre diagnostic. Voici comment vous orienter.
Quel profil de chirurgien selon votre pathologie ?
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Si rupture LCA ou traumatisme sportif :
Privilégiez un chirurgien spécialisé en traumatologie sportive avec une forte expérience en ligamentoplastie. Les techniques DIDT ou Kenneth-Jones demandent une gestuelle précise. Vérifiez son expérience avec des sportifs.
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Si lésion méniscale isolée :
Cherchez un chirurgien maîtrisant l’arthroscopie et, si possible, la suture méniscale. Éviter l’ablation complète préserve votre cartilage à long terme. La question clé : « Pouvez-vous suturer plutôt qu’enlever ? »
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Si arthrose débutante à modérée :
Orientez-vous vers un praticien qui pratique l’ostéotomie et les traitements conservateurs. Éviter ou retarder la prothèse reste l’objectif. Méfiez-vous de celui qui propose d’emblée la solution radicale.
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Si arthrose avancée nécessitant prothèse :
Visez un chirurgien à fort volume de poses de prothèses avec un suivi post-opératoire structuré. La HAS publie les données d’infections post-opératoires après prothèse de genou par établissement : consultez-les.
Je pense à Françoise, une marathonienne de 58 ans que j’ai rencontrée lors de mon enquête. Elle habitait Cagnes-sur-Mer, souffrait d’arthrose au genou droit. Le premier chirurgien consulté lui proposait une prothèse totale sans mentionner d’alternative. Elle a attendu quatre mois pour un second avis. Verdict : un traitement arthroscopique suffisait. Elle a évité la prothèse et perdu six mois dans le processus. Sa leçon ? Toujours demander un second avis, surtout pour une intervention lourde.
Les questions à poser lors de la première consultation
L’erreur la plus fréquente que je constate ? Arriver les mains vides. La consultation passe vite, vous êtes impressionné par la blouse blanche, vous n’osez pas poser vos vraies questions. Préparez-les avant. Écrivez-les. Sortez votre liste devant le chirurgien. Un bon praticien appréciera votre démarche.
Voici les questions qui font la différence :
- Combien d’interventions de ce type réalisez-vous chaque année ? La réponse doit être précise, pas « beaucoup » ou « régulièrement ».
- Quelles sont les alternatives à l’opération ? Un bon chirurgien vous explique aussi ce qu’on peut faire sans ouvrir.
- Quel est votre taux de complications sur cette intervention ? Question directe, réponse attendue honnête.
- Comment se passe le suivi post-opératoire ? Qui revoit-on ? À quelle fréquence ? Qui coordonne la rééducation ?
- Travaillez-vous avec un kinésithérapeute en particulier ? La coordination chirurgien-kiné optimise la récupération.
Signaux d’alerte lors de la consultation
Méfiez-vous si le chirurgien : ne mentionne aucune alternative à l’opération, ne peut pas vous indiquer son volume d’activité, ne prévoit pas de suivi post-opératoire structuré, ou vous pousse à décider immédiatement. Un bon praticien vous laisse le temps de réfléchir.
Ce que les patients me disent souvent après coup : « J’aurais dû poser plus de questions. » Le chirurgien qui s’agace de vos interrogations n’est probablement pas celui avec qui vous voulez construire une relation de confiance sur plusieurs mois.

Du premier rendez-vous à la reprise du sport : le parcours complet
Sur le papier, les délais semblent raisonnables. Dans la réalité niçoise, comptez souvent plus long. Les meilleurs chirurgiens ont des agendas chargés. Entre le premier appel et l’opération, plusieurs mois peuvent s’écouler. Voici ce à quoi vous attendre concrètement.
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Première consultation et prescription des examens complémentaires -
IRM ou radiographies puis consultation de résultats -
Décision opératoire et consultation pré-anesthésique -
Intervention chirurgicale selon planning du bloc -
Début de la rééducation avec kinésithérapeute -
Reprise progressive de l’activité sportive
La reprise sportive complète s’étale généralement sur plusieurs mois, variable selon le sport pratiqué et l’intensité souhaitée. Un tennisman amateur qui veut rejouer en double ne suivra pas le même protocole qu’un footballeur de niveau régional. La récupération avec un kinésithérapeute du sport adapté à votre discipline accélère le retour au jeu.
Un détail que les cliniques ne mentionnent pas toujours : la qualité de la coordination entre le chirurgien et le kinésithérapeute. Les recommandations HAS sur la rééducation post-opératoire insistent sur la transmission d’informations entre les deux professionnels. Demandez si votre chirurgien travaille avec un réseau de kinés identifié.
Vos questions sur le choix d’un chirurgien du genou à Nice
Comment vérifier les compétences d’un chirurgien orthopédiste ?
Consultez l’annuaire du Conseil de l’Ordre sur conseil-national.medecin.fr pour confirmer son inscription. Vérifiez son appartenance à des sociétés savantes comme la SFA ou la SOFCOT. Demandez directement son volume opératoire annuel sur votre pathologie. Les indicateurs qualité de son établissement sont disponibles sur Scope Santé.
Faut-il choisir un chirurgien secteur 1 ou secteur 2 ?
Le secteur 1 applique les tarifs conventionnels sans dépassement. Le secteur 2 autorise des honoraires libres. Un chirurgien secteur 2 n’est pas forcément meilleur, mais les dépassements peuvent être importants. Demandez un devis détaillé et vérifiez la prise en charge par votre mutuelle avant de vous engager.
Combien de temps attendre pour un rendez-vous avec un bon chirurgien ?
À Nice, les chirurgiens réputés affichent souvent des délais de deux à quatre mois pour une première consultation. L’attente peut sembler longue, mais elle témoigne d’une activité soutenue. En cas d’urgence médicale, votre médecin traitant peut accélérer la prise en charge via un courrier prioritaire.
Peut-on demander un second avis avant une opération du genou ?
La HAS encourage le recours au second avis pour les décisions chirurgicales importantes. C’est votre droit, et aucun praticien sérieux ne s’en offusquera. Un second avis permet de confirmer l’indication opératoire, de découvrir d’éventuelles alternatives, ou simplement de vous rassurer sur le choix de la technique.
Quelle différence entre chirurgien généraliste et spécialiste du genou ?
Un chirurgien orthopédiste généraliste opère plusieurs articulations. Un spécialiste du genou concentre sa pratique sur cette seule articulation, avec un volume opératoire plus élevé et une expertise approfondie des techniques spécifiques. Pour une pathologie complexe, cette sur-spécialisation fait la différence.
La prochaine étape pour vous
Choisir son chirurgien du genou n’est pas une décision à prendre sur un coup de tête. Prenez le temps de vérifier les indicateurs objectifs, préparez vos questions, et n’hésitez pas à solliciter un second avis si le doute persiste. Votre genou vous accompagnera encore longtemps. Il mérite un praticien à la hauteur.
Plutôt que de vous précipiter, posez-vous cette question : « Ai-je toutes les informations pour décider en confiance ? » Si la réponse est non, continuez à creuser. Votre mobilité future en dépend.
Précautions avant votre décision chirurgicale
- Cet article ne remplace pas une consultation médicale personnalisée
- Les critères présentés sont des indicateurs généraux, chaque situation clinique est unique
- Les délais et résultats mentionnés varient selon la pathologie et l’état de santé du patient
Pour une orientation personnalisée, consultez votre médecin traitant qui pourra vous diriger vers un chirurgien orthopédiste adapté à votre situation.
