Le kératocône : quand la cornée se deforme

Lentille de contact rigide

La cornée est une membrane transparente qui suit la courbure de l’œil. Elle capte et filtre les rayons lumineux avant de les rediriger vers la rétine, placée à l’arrière de l’œil. La rétine transforme ensuite ces rayons en signaux, interprétés en images par le cerveau. La déformation de cornée correspond à une déformation de cornée qui s’amincit de manière progressive, qui perd sa forme sphérique et qui prend une forme de cône irrégulier. Les rayons qui traversent la cornée sont alors dérivés et mal captés par la rétine. Résultat : l’image est déformée, la personne voit flou et les images se dédoublent.

Prévalence de la pathologie

De nombreuses études évaluent que la prévalence (nombre de cas dans une population donnée à un instant précis) est comprise entre 1 personne sur 2 000 et 1 personne sur 500. De telles variations sont causées par plusieurs critères diagnostiques et techniques de détection, certaines formes légères de la maladie pouvant passer inaperçues. Par ailleurs, si elle est parfois isolée, elle peut être associée à d’autres pathologies plus complexes.

Il est classique de placer le début de la pathologie à l’adolescence, mais la déformation de cornée peut apparaître à un âge plus précoce ou encore plus tardif. Chez 90 % des patients, le diagnostic est porté entre 10 et 39 ans. En général, plus elle commence tôt, plus elle est à risque d’évoluer rapidement et de progresser vers une forme sévère. Bien qu’il soit classique de constater une évolution moindre à partir de la 3e ou 4e décennie, une amplification est toujours possible plus tardivement. La maladie touche les hommes et les femmes de manière indifférente. Elle peut être asymétrique en progression et en sévérité entre les deux yeux d’un même patient.

Les traitements de la déformation de cornée sont adaptés à sa gravité et à son évolution. C’est la raison pour laquelle il convient de prendre immédiatement rendez-vous dans un centre spécialisé comme dencott.com. Les prises de mesures, la topographie ainsi que les examens préliminaires permettent de définir une forme et une puissance de votre lentille de contact sur-mesure.

Les causes possibles du kératocône

À vrai dire, les causes de la déformation de cornée demeurent encore inconnues de nos jours. Cela dit, plusieurs spécialistes tendent à penser qu’il s’agirait d’une combinaison de 3 facteurs :

Les facteurs génétiques

Une théorie avance que la génétique serait à l’origine de cette pathologie. Toutefois, d’après un renseignement scientifique actuel, un parent (par le sang) d’une personne atteinte a 1 chance sur 10 de le développer. Ainsi, il existe une majorité de patients atteints dont la famille ne comporte aucun autre membre atteint.

La déformation de cornée survient parfois chez des individus ayant une autre pathologie, ophtalmologique ou génétique, comme la trisomie 21, le syndrome de Marfan, l’amaurose congénitale de Leber ou la rétinite pigmentaire.

Les facteurs cellulaires et environnementaux

Outre la susceptibilité génétique, les facteurs environnementaux sont aussi nécessaires à l’apparition des symptômes cliniques de la pathologie. Les différentes contraintes mécaniques (exemple se frotter les yeux, porter des lentilles de contact…) pourraient également contribuer à déclencher la déformation.

L’âge du patient

Généralement, la maladie apparaît à la puberté et évolue jusqu’aux débuts de l’âge adulte. L’arrêt de la progression aux débuts de l’âge adulte pourrait être expliqué par l’exposition aux rayons UV et le vieillissement naturel de la cornée qui agissent telle une réticulation du collagène cornéen.

Les symptômes

Les effets de la maladie varient en fonction des patients et peuvent passer de très légers à très graves. Dans 90 % des cas, les deux yeux sont touchés, mais il est fréquent que la déformation de cornée ne soit diagnostiquée que d’un seul côté, le délai d’apparition dans le second œil étant très variable et pouvant atteindre des années.

Dans les premiers stades, la pathologie engendre une vision floue, une vision déformée (astigmatisme) et une sensation de brouillard. La baisse variable de l’acuité visuelle est notamment ressentie en vision de loin (la myopie) et est parfois associée à une sensibilité excessive à l’apparition d’images parasites avec éblouissement, à la lumière (photophobie) et à une irritation oculaire (yeux larmoyants). Au fur et à mesure que la maladie progresse, la myopie et l’astigmatisme s’accentuent.

Puisque la déformation est irrégulière, la vision subit une importante distorsion. La vue est brouillée, comme lorsqu’on regarde derrière une vitre pendant la pluie. Les images peuvent même paraître dédoublées, voire multiples.

Les individus atteints de la pathologie doivent parfois changer de lunettes, puisque celles-ci deviennent rapidement impuissantes à corriger l’astigmatisme. Dans des stades très avancés, la cornée s’amincit considérablement que des cicatrices apparaissent et l’opacifient, rendant la vision encore plus trouble.

Les traitements possibles

Dans un premier temps, la chronologie ordinaire de prise en charge thérapeutique comporte un équipement en lunettes puis, en cas d’échec, une adaptation en lentilles de contact. Ces dernières sont l’arme de préférence pour la plupart des patients. Son avantage est lié à l’interface qu’elle crée avec le film lacrymal. Ce film permet de gommer une large partie des irrégularités de la cornée.

Les lentilles de contact rigides sont nettement plus efficaces, néanmoins, elles sont plus complexes à adapter. Souvent, pour stabiliser la lentille sur le cône, il est essentiel de superposer une lentille rigide par-dessus une lentille souple (système Piggyback).

En final, si la vision demeure insuffisante ou en cas d’intolérance, le recours à la chirurgie cornéenne s’impose pour ajouter une prothèse oculaire. Dans les cas les plus favorables, le patient peut profiter de la mise en place d’anneaux intra-cornéens. Dans les cas les plus sévères, une greffe de cornée doit être réalisée.


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